Analyse Eur/Usd pour le 29/09
Même si la monnaie unique profite toujours des spéculations autour de nouvelles
mesures d’assouplissement monétaire outre-Atlantique, lesquelles ont été
crédibilisées par les commentaires de la Réserve Fédérale en fin de semaine
dernière, les raisons susceptibles de rassurer les vendeurs de l’Euro restent
multiples.
Tout d’abord, la dette souveraine et le risque de faillite bancaire dans les Etats
périphériques représentent toujours le danger majeur pour l’économie du
Vieux-Continent. L’agence Moody’s a d’ailleurs rétrogradé la note de la banque
irlandaise Anglo Irish Bank, nationalisée en 2009, de trois crans, ce qui illustre
parfaitement que la situation des pays les pus fragiles continue d’occuper le devant
de la scène.
D’autre part, l’ascension de la devise européenne, monnaie plus rémunératrice que le
billet vert, doit affronter un regain d’aversion au risque provoqué par les dernières
statistiques américaines décevantes, mais également par l’attitude de la Chine qui ne
semble pas décidée à laisser s’apprécier le Yuan, comme le réclame Washington.
L’intervention des autorités japonaises sur la devise nippone pour contrer sa marche
en avant contribue aussi à amplifier la prudence des investisseurs.
Enfin, les propos de Jean-Claude Trichet, le président de la Banque Centrale
modérées, laissent supposer qu’aucun durcissement monétaire n’interviendra à court
terme.
Graphiquement, l’Euro poursuit malgré tout son rallye et flirte avec les 1.36 USD, un
record de près de 6 mois. Mais la hausse de 4% réalisée sur une semaine a
désormais poussé nos oscillateurs en zone de sur-achat. La tendance qui reste
neutre à moyen terme et la mauvaise tenue des fondamentaux de la région venant
confirmer le verdict de nos indicateurs techniques, nous passons de nouveaux
vendeurs aux cours actuels, en visant un retour vers 1.3305 USD et en serrant notre
parachute de sortie au-dessus de notre résistance à 1.3654 USD.