pré-ouverture à Paris

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Les Bourses européennes devraient ouvrir sur une note prudente ce jeudi après l'avertissement du géant bancaire HSBC et en prévision de la salve de résultats de sociétés du jour - notamment Renault à Paris et Unilever à Londres et Amsterdam. Les investisseurs se préparent également aux deux décisions de politique monétaire au programme de la journée, de la part de la Banque d'Angleterre et de la BCE. La veille, les places ont clôturé à des plus hauts grâce à une actualité dense en matière de fusions-acquisitions. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a terminé à son meilleur niveau depuis décembre 2000 tandis que le CAC 40 a fini au-dessus de 5.700 points pour la première fois depuis janvier 2001. Du côté des valeurs jeudi, le titre HSBC, également coté à Londers, perdait plus de 2% à la Bourse de Hong Kong après l'annonce par la banque de provisions pour créances douteuses plus lourdes que prévu pour 2006. ABN Amro, première banque des Pays-Bas, a annoncé pour sa part une hausse de 7,6% de son bénéfice net annuel grâce notamment à l'intégration de l'italienne Antonveneta et à la cession de sa filiale immobilière Bouwfonds. Le Dow Jones, monté mercredi matin à un nouveau record de 12.700 points, a réduit ses gains sous l'influence des pétrolières alors que les bons résultats de Cisco permettaient aux Nasdaq de progresser. Cisco, numéro un mondial des réseaux internet, s'est adjugé 2,97% à 28,09 dollars, sa plus forte hausse depuis le 28 novembre, au lendemain de la publication de résultats et de prévisions dépassant les attentes. Le yen s'inscrit en baisse, s'éloignant de son plus haut d'un mois atteint récemment face au dollar, les cambistes doutant désormais que les participants à la réunion du G7, ce week-end en Allemagne, fassent le choix de la fermeté face à la faiblesse actuelle de la devise nippone. L'euro remonte pour sa part de son plus bas de trois semaines touché la veille contre la monnaie japonaise. Les échanges restent cependant prudents sur le marché des devises, les intervenants préférant attendre les décisions de politique monétaire du jour, ainsi que les propos de Jean-Claude Trichet, président de la BCE, qui les éclaireront peut-être sur les perspectives de taux dans la zone euro pour les prochains mois. Les cambistes anticipent un statu quo à Londres, bien que la banque d'Angleterre les ait pris par surprise le mois dernier en portant son taux directeur à 5,25%. Ils tablent aussi sur le maintien des taux de la BCE à 3,50%, avant une hausse probable à 3,75% en mars. Les cours du brut regagnent du terrain sur des achats à bon compte après leur baisse de 2% enregistrée la veille et dans le sillage d'une nouvelle contraction des stocks américains de produits distillés. Selon le dernier rapport hebdomadaire de l'EIA publié mercredi, les réserves de produits distillés - qui incluent le fioul domestique - ont chuté de 3,7 millions de barils, davantage que les 3,2 millions de barils prévus et leur plus forte baisse depuis octobre, conséquence de la vague de froid qui persiste sur le nord-est américain, première région consommatrice de produits pétroliers au monde. Les analystes précisent que cette baisse des stocks ne devrait cependant pas suffire à faire remonter les cours du brut au-delà du seuil technique des 60 dollars, résistance sur laquelle ils ont une nouvelle fois buté mercredi. Mais selon eux, le marché restera néanmoins soutenu par l'entrée en vigueur le 1er février de la nouvelle baisse de production des pays de l'Opep et par l'annonce d'une offre inférieure aux attentes de la part des pays producteurs non-Opep. | |||||||||||||||||
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