Paris: l'hésitation domine avant l'ouverture de Wall Street.
(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris est en léger repli à la mi-séance, après trois semaines consécutives de gains et une séance contrastée à Wall
Street.
Les investisseurs se montrent prudents après le rejet du rachat du portail californien Yahoo! par Microsoft décidé ce Week end.
A la mi-journée, l'indice CAC 40 se replie de 0,2% à 5058 points mais se maintient toujours au-dessus des 5.000 points.
Ailleurs en Europe, la tendance est tout aussi hésitante avec un repli de 0,3% à Milan et une timide progression de 0,1% à Francfort.
Vendredi, les marchés américains avaient terminé en ordre dispersé (+0,4% pour le Dow Jones, -0,1% pour le Nasdaq) en raison d'un regain de prudence dû à la proximité et au rebond des prix du
pétrole.
Le prix du baril américain WTI regagne du terrain pour se traiter autour de 116,75 dollars (+0,1%). Ce rebond des prix du pétrole est lié à la persistance d'inquiétudes sur la production (Nigéria)
et des tensions géopolitiques (durcissement du ton de la candidate démocrate contre l'Iran).
Au plan macroéconomique, les investisseurs seront attentifs cette semaine à la réunion de la BCE. Les analystes attendent le maintien du statu quo. Un analyste parisien estime néanmoins que la BCE
devrait reconnaître les signaux de ralentissement (les indices PMI) tandis que l'inflation ralentit aussi, bien qu'elle soit encore très au-dessus des objectif de la BCE. La BOE devrait s'en tenir
elle aussi au statut quo monétaire cette semaine, dans un souci de maintenir une approche très graduelle de la détente monétaire.
Au Etats-Unis, les investisseurs suivront cet après-midi, la publication du dernier indice ISM des services aux Etats-Unis.
Au chapitre des sociétés, le titre Accor (+2,5%) est particulièrement recherché ce lundi dans les premiers échanges, après l'annonce par Colony Capital et Eurazeo d'une montée à hauteur de 30% dans
le capital du groupe hôtelier.
ArcelorMittal est en léger repli alors que le groupe aurait entamé des discussions informelles avec le numéro deux chinois de l'acier Angang Steel afin de renforcer ses positions en Chine, où il ne
représente que 0,7% de la production.