La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street retombe après le PIB américain et Bernanke

LA CLÔTURE DE WALL STREET

Wall Street a terminé en baisse sensible jeudi après la confirmation d'un ralentissement sec de la croissance américaine au quatrième trimestre, à laquelle est venue s'ajouter un avertissement du président de la Fed sur la santé des banques.

L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a clôturé en repli de 0,88%, soit 112,10 points, à 12.582,18, l'indice élargi Standard & Poor's 500 a perdu 0,89% (12,34 points) à 1.367,68 et le composite du marché Nasdaq, à forte composante technologique, a abandonné 0,94% (22,21 points) à 2.331,57.

Les marchés actions américains avaient déjà ouvert sur une note négative, les derniers chiffres du produit intérieur brut (PIB) américain au quatrième trimestre étant venus confirmer la thèse d'un ralentissement brutal, avec une croissance de seulement 0,6% en rythme annuel, inférieure à l'estimation précédente du gouvernement et au consensus des économistes qui donnaient +0,7% .

La décélération est très nette par rapport au troisième trimestre, où la croissance était encore de 4,9%.

Les craintes des investisseurs ont également été attisées par l'annonce d'une forte hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage, ainsi que par la fermeté des cours du pétrole qui inquiète pour le pouvoir d'achat des consommateurs: le Brent a franchi à son tour la barre des 101 dollars le baril et le brut léger US a dépassé son précédent record absolu, même ajusté de l'inflation, qui remontait à 1980, en se rapprochant des 103 dollars.

BERNANKE SOUFFLE SUR LES BRAISES

La nervosité des investisseurs s'est encore accrue quand le président de la Réserve fédérale américaine a prévenu que la faiblesse du marché de l'immobilier entraînerait probablement certaines faillites de banques.

Si le patron de la Fed a laissé entendre mercredi devant la chambre des Représentants qu'il n'hésiterait pas à abaisser de nouveaux les taux d'intérêt pour éviter une dégradation de la situation économique, et s'il a répété jeudi devant le Sénat ne pas attendre de stagflation aux États-Unis comme dans les années 1970, le marché a surtout retenu ses propos sur les petites banques menacées de disparition à cause de la crise, bien que le système dans son ensemble lui semble solide .

"Les intervenants espéraient davantage de Bernanke que ce qu'ils ont eu", résume John O'Brien de MKM Partners LLC.

Principale victime du jour, le secteur bancaire a perdu dans 3,46%, comme le montre le sous-indice KBW, faiblesse ressentie à l'échelle de l'ensemble du compartiment financier puisque le sous-indice Standard & Poor's des valeurs financières a lâché 3,04%.

Du côté des valeurs individuelles, la banque JPMorgan Chase a rétrogradé de 4,44% à 42,44 dollars, signant l'une des plus fortes baisses à la fois du Dow et du S&P-500.

Les statistiques économiques du jour, qui traduisent une contagion de la crise de l'immobilier aux autres segments de l'économie, ont également pesé sur le sous-indice Dow Jones de la construction, qui a chuté de 6,7%. Le premier constructeur américain de maisons D.R. Horton a même dégringolé de 9,24% à 15,52 dollars.

A contrario, la fermeté du brut a soutenu certaines compagnies pétrolières, comme Chevron qui a tiré son épingle du jeu avec un gain de 3,72% à 27,90.

Publié dans Bourse

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