La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street finit en nette hausse

LA CLÔTURE DE WALL STREET

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a clôturé en nette hausse vendredi après les discours de George Bush et Ben Bernanke qui ont rassuré les investisseurs en montrant que les plus hautes instances surveillaient les turbulences sur les marchés financiers et étaient prêtes à agir si nécessaire.

Le président des Etats-Unis a présenté des mesures pour limiter l'impact de la crise du crédit immobilier à risque (subprime) et a réaffirmé la solidité de l'économie américaine. Quant au président de la Réserve fédérale, il a prononcé un discours qui a alimenté les spéculations sur une baisse des taux d'intérêt en septembre.

Dans un volume limité à l'orée du dernier week-end prolongé de l'été, l'indice Dow Jones a gagné 119,01 points, soit 0,9%, à 13.357,74.

Les deux autres grands indices new-yorkais ont fini en hausse de plus de 1%. Le S&P-500, plus large, a pris 16,35 points, soit 1,12%, à 1.473,99 et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 31,06 points, soit 1,21%, à 2.596,36.

Tous les marchés américains seront fermés lundi à l'occasion du Labor Day.

La progression s'est faite sous la conduite des financières et des valeurs liées à l'énergie, soutenues par la nouvelle envolée des cours du pétrole.

Si le Dow et le S&P ont reculé sur la semaine, les trois indices ont signé en août leur première progression mensuelle depuis le mois de mai. Le Dow gagne 1,1% sur le mois, le S&P 1,3% et le Nasdaq fait même un bond de 2%.

Sur la semaine, le Dow recule de 0,2% et le S&P de 0,4% mais le Nasdaq progresse de 0,8%.

En dépit de la réception enthousiaste du marché, des analystes financiers ont relevé que les mesures annoncées par George Bush n'auront pas d'effet immédiat et seront d'une portée limitée.

George Bush a annoncé une série de mesures destinées à éviter une vague de défauts de paiement de la part des emprunteurs hypothécaires les plus fragiles. Il a ajouté que l'économie américaine était suffisamment solide pour faire face à la crise du crédit et que les problèmes du "subprime" ne représentaient qu'une part "modeste" dans l'économie du pays.

Il a toutefois estimé que ce n'était pas au gouvernement d'organiser un sauvetage des prêteurs imprudents.

LES INDICATEURS ECLIPSES

Ben Bernanke, est allé dans le même sens en assurant que la banque centrale n'entendait pas venir en aide aux investisseurs qui ont commis des erreurs. Le président de la Fed n'en a pas moins déclaré qu'il prendrait les décisions nécessaires pour que l'économie américaine reste préservée des turbulences des marchés financiers.

Dans ce contexte, les valeurs financières ont nettement progressé et l'indice S&P du secteur a gagné 1,52%. Citigroup, premier groupe bancaire américain, a pris 1,41% à 46,88 dollars et Goldman Sachs a engrangé 2,7% à 176,01 dollars.

Les titres Fannie Mae et Freddie Mac se sont adjugés respectivement 3,49% à 65,61 dollars et 2,56% à 61,61 dollars, les mesures présentées par George Bush pouvant favoriser les deux organismes semi-publics de financement et refinancement hypothécaire.

Particulièrement malmenée ces derniers temps, l'action Accredited Home Lenders Holding a rebondi de façon spectaculaire et a fini sur un gain de 43,42% à 9,05 dollars. Le fonds américain Lone Star, qui souhaitait renoncer à son OPA de 400 millions de dollar sur la société de crédit immobilier en difficulté a finalement annoncé qu'il voulait bien la reprendre mais à un prix réduit.

Quant à l'indice des promoteurs immobiliers, il a fait un bond de 3,04%.

Les propos de Bush et Bernanke ont éclipsé les indicateurs macro-économiques du jour, qui dessinent les contours d'une économie résistante mais fragilisée, ce qui n'aide guère les investisseurs pour anticiper ce que la Fed décidera sur les taux lors de sa réunion de politique monétaire du 18 septembre.

La statistique sur les revenus et la consommation de ménages a montré que l'inflation était restée maîtrisée en juillet, tandis que les commandes à l'industrie ont augmenté beaucoup plus que prévu.

Le moral des ménages, mesuré par l'enquête mensuelle Reuters-Université du Michigan, est tombé à son niveau le plus bas depuis un an en août, en pleines turbulences financières, et la perception des perspectives d'activité économique a faibli.

Les technologiques ont encore signé de confortables gains. Apple a avancé de 1,64% à 138,48 dollars.

Aux pétrolières, Exxon Mobil a gagné 0,39% à 85,73 dollars. L'indice sectoriel S&P de l'énergie a progressé de 0,9% alors que le brut léger US frôle la barre des 74 dollars le baril en raison d'un recul des stocks américains et de la formation d'une tempête tropicale dans l'océan Atlantique.

Publié dans Bourse

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