La clôture à Wall Street

Publié le par ludoverblog

Wall Street baisse encore, de 1,1%, à cause du crédit

LA CLÔTURE DE WALL STREET

NEW YORK (Reuters) - Les marchés boursiers américains ont terminé dans le rouge mardi, les craintes liées au crédit immobilier ayant étouffé le rebond entamé la veille et occulté de bons résultats d'entreprises et des indicateurs économiques rassurants.

Le Nasdaq a en outre été plombé par la baisse de près de 7% d'Apple, victime de rumeurs floues évoquant une baisse de la production d'iPhone ou d'iPod.

La nette hausse des prix du pétrole a aussi pesé sur la tendance durant la deuxième partie de la séance. Sur le Nymex, le contrat septembre sur le brut léger américain a fini la séance à 78,21 dollars, un nouveau record de clôture, non loin de son record absolu de 78,40 du 14 juillet 2006.

L'indice Dow Jones a fini sur un repli de 146,32 points à 13.211,99. Le Standard & Poor's 500 a cédé 18,64 points (-1,26%) à 1.455,279 et le Nasdaq Composite a abandonné 37,01 points, soit 1,43%, à 2.546,27.

Juillet se solde par une baisse de 1,5% du Dow, de 3,2% du S&P 500 et de 2,2% du Nasdaq. Pour l'indice large S&P 500, il s'agit de la plus mauvaise performance mensuelle depuis juillet 2004.

La dernière séance du mois avait pourtant débuté en hausse, grâce notamment aux résultats supérieurs aux attentes publiés par General Motors et par Sun Microsystems.

Les indicateurs du jour ont en outre été globalement rassurants sur la conjoncture économique aux Etats-Unis. L'indice des prix PCE de base a marqué en juin une hausse de 0,1% seulement, la plus faible depuis près d'un an

et l'indice de confiance du consommateur du Conference Board est monté en juillet à son plus haut niveau depuis août 2001.

Les dépenses de construction ont toutefois baissé de 0,3% en juin, alors que le marché tablait sur une hausse de 0,2%.

L'indice Dow Jones des valeurs de la construction résidentielle a fini en repli de 2,1%.

AMERICAN HOME A CHUTÉ DE 90%

Mais les valeurs liées au marché du crédit immobilier ont surtout souffert du nouvel avertissement lancé par American Home Mortgage Investment. Le groupe se dit désormais incapable de financer de nouveaux prêts et n'exclut pas une liquidation. L'action, suspendue depuis lundi, s'est effondré de 90% après ces annonces, pour finir à 1,04 dollar.

"Le marché est tout simplement ultra-sensible à tout ce qui touche au crédit et les gens sont prêts à se ruer vers la sortie dès qu'il se passe quelque chose ayant rapport avec le crédit", explique Owen Fitzpatrick, responsable des actions américaines de Deutsche Bank Private Wealth Management.

L'indice KBW des banques a cédé 2%. Parmi les grands noms du secteur, Merrill Lynch a perdu 3,27% à 74,20 dollars, Goldman Sachs 3,78% à 188,34 et JPMorgan Chase 1,65% à 44,01.

Sur le Nasdaq, Apple a décroché de 6,84% à 131,76 dollars, des traders évoquant des rumeurs selon lesquelles le groupe à la pomme serait en train de réduire sa production de téléphones portables iPhone ou de baladeurs numériques iPod.

L'inversion subite de la tendance durant la deuxième partie de la séance a eu raison de la hausse de General Motors, en dépit de l'annonce d'un retour aux bénéfices au deuxième trimestre, le groupe ayant même dépassé les attentes du marché. L'action GM a fini en repli de 0,64% à 32,40 dollars.

Sun Microsystems, qui a lui aussi battu le consensus, a échappé à la baisse, pour finir en hausse de 4,29% à 5,10 dollars.

Aux fusions-acquisitions, Dow Jones a lui bondi de 11,29% à 57,38 dollars grâce aux informations faisant état d'avancées dans les discussions entre ses actionnaires et News Corp sur l'offre de rachat à 60 dollars par action présentée par ce dernier.

Parmi les autres valeurs en vue, le géant de la santé Johnson & Johnson a pris 0,72% à 60,50 dollars après l'annonce d'un plan d'économie qui passera par une réduction de 3% à 4% de ses effectifs mondiaux.

Publié dans Bourse

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